Renoncer à la maternité...et toutes ses exigences

Publié le par A la mère si

Faustine-Mont-2--1-.jpg

 

Prendre la décision de faire un enfant ou non.

Choix important, qui nous implique à vie, à une époque où nous pouvons décider d'enfanter ou non, et surtout où nous pouvons décider du moment où nous allons le faire.

Je vis la maternité comme un émerveillement et pourtant je n'ai pas toujours été sereine quand j'ai prit la décision de devenir mère.

Il faut dire que c'est un peu notre insouciance qui s'envole quand on prend ce genre de décisions...

Avec toutes les questions qui viennent rapidement s'imposer : "Serai-je une mère suffisamment bonne, comment réussir sur tous les fronts (au niveau de ma vie familiale, sociale, professionnelle...).

Comment assurer quand je sais qu'il faudra : réussir mon allaitement, laver mes couches, aller à des activités d'éveil pour le bébé, le rendre indépendant, l'ouvrir aux autres, me faire jolie, faire un régime, pimenter ma vie intime, entretenir la maison, avoir une vie sociale riche, se cultiver, être au courant de l'actualité, se rendre à des tas de rdv médicaux, être en forme au travail et puis tant qu'à faire être souriante et épanouie !"

 

Bon, maintenant que je suis mère je sais qu'il faut laisser de côté une partie de cette liste et que ce n'est pas grave. Je réussis à être heureuse et efficace sur plusieurs fronts, c'est déjà pas mal, le reste je m'en contrefous !

 

La naissance de la Plume a été un pur moment de bonheur en barre et mes forces se sont décuplées...

 

Je me souviens que ce qui m'a marquée en lisant le livre d'Elisabeth Badinter "Le conflit : La femme et la mère", c'est cette question qu'elle se pose : Pourquoi beaucoup de femmes aujourd'hui choisissent de renoncer à la maternité?

 

Quand je lis ce livre, j'y trouve des réponses assez cohérentes et surtout qui me rassurent. Car, oui, moi aussi, j'ai énormément douté et j'ai passé beaucoup de temps à me demander si j'allais être à la hauteur.

Mais à la hauteur de quoi?

De toutes ces exigeances (exigeances sociales puis exigeances que nous nous imposons parfois toutes seules, bêtement). Je me demandais sans cesse comment j'allais pouvoir concilier ma vie de jeune femme avec ma vie de mère. Je me disais toujours que j'allais passer "de l'autre côté de la barrière". Celui, des mamans, les femmes toujours en train de courir, débordées, fatiguées, enfermées dans leur rôle parmi toutes leurs tâches... C'est l'image qu'une part de la société veut leur donner.

A entendre certains il y aurait d'un côté les célibataires pimpantes, séduisantes, actives et de l'autre les mères de famille débordées et sans vie sociale, se cachant sous 3 tonnes d'anti cernes.

 

Oui, j'ai l'impression que les femmes sont catégorisées d'une manière aussi extrême que cela !

 

Et moi pendant ma première grossesse, j'avais l'impression de passer d'une "catégorie" à  l'autre, avec évidemment, beaucoup d'appréhensions !

Finalement, je me suis tout de suite épanouie dans ce rôle de mère, je me pose moins de questions depuis que ma Plume est arrivée, je fais les choses pour moi, pour notre famille et je m'éclate !

 

Alors quand Badinter pose l'hypothèse que la société est trop exigeante avec les femmes et particulièrement les mères, je comprends tout à fait !

Publié dans Grossesse Plume

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

nyfea 14/05/2012 16:39

Je crois que les gens ne le comprennent pas forcément.
Encore actuellement je suis enceinte de mon deuxieme et franchement j'ai deja hate que ca se finisse! c est limite si je culpabilise pas de pas etre complétement gaga enceinte

A la mère si 15/05/2012 18:35



Oui, c'est très culpabilisant...



nyfea 14/05/2012 13:13

Merci de me comprendre, ca fait du bien je te jure :)

A la mère si 14/05/2012 13:30



Je me sentais comme un alien pendant ma première grossesse : La seule qui ne s'émerveillait pas devant son ventre et toutes les "joies" de la maternité, c'était très difficile, on ne parle pas
assez de ce sentiment...



Petits diables 12/05/2012 11:15

Salut!
Je suis bien d'accord avec le fait qu'il y en a marre de ces catégories, qu'on peut être pimpante et mère de famille nombreuse et se laisser-aller en n'ayant aucun enfant.
PAr contre c'est marrant, en te lisant je me suis rendu compte que je n'avais jamais "décidé" d'être mère. C'était en moi depuis toujours. Je n'ai pas fait de choix.
La bise!

A la mère si 14/05/2012 20:34



Oui, les catégories c'est franchement réducteur et pourtant...je suis sûre qu'on a tendance à tous le faire chaque jour, malheureusement...



Madame Moustick 12/05/2012 07:54

Merci pour ce billet. En effet, les critiques du livre de Badinter que j'avais lu étaient extrêmes. Je trouve ta lecture constructive et tu m'as vraiment donné envie de le lire. Encore merci.

A la mère si 14/05/2012 10:35



Merci à toi Madame Moustick ! Ce livre, on est d'accord avec ou pas, en tout cas, il est très bien construit...



nyfea 11/05/2012 17:13

Moi pareil je ne voulais pas d enfants, j'ai mis du temps à me décider, disons que je n'ai jamais pris la décision un jour de devenir mere, j'ai arreté la pillule comme ca et voila mais mon mari a
attendu de nombreuses années avant que ce phénomène arrive! Je dois avouer qu'en etant enceinte pour la deuxieme fois je me pose moins de questions par rapport à la grossesse and co mais par contre
pour l'apres je m'en pose toujours autant! Je n'ai pas la fibre maternelle et c est pas tjs simple à vivre

A la mère si 14/05/2012 10:34



Comme je te comprends...